WEBVTT

00:00:00.480 --> 00:00:03.800
Nous en parlions hier dans ce journal de midi,

00:00:03.800 --> 00:00:06.200
l'abattage
des bouquetins du massif du Bargy,

00:00:06.200 --> 00:00:10.280
décidé par le préfet de la Haute-Savoie
est donc remis en question en haut lieu

00:00:10.400 --> 00:00:14.600
Trois ministres demandent aujourd'hui que
seules les bêtes malades de la brucellose

00:00:14.600 --> 00:00:15.640
soient abattues

00:00:15.640 --> 00:00:18.680
Un revirement qui passe mal du côté
des éleveurs, comme nous l'explique

00:00:18.960 --> 00:00:20.880
Ariane Combes et Gilles Ragris

00:00:21.760 --> 00:00:25.880
Cela faisait huit mois que le dossier
Bouquetins du Bargy était au point mort

00:00:26.000 --> 00:00:29.400
mais ce courrier du 12 mai dernier,
adressé au préfet de Haute-Savoie

00:00:29.400 --> 00:00:32.520
par la ministre de l'écologie
et le ministre de l'Agriculture,

00:00:32.960 --> 00:00:35.960
a toutes les apparences
d'une victoire pour les écologistes

00:00:36.120 --> 00:00:39.080
Et après trois
ou quatre ans de tâtonnements

00:00:39.080 --> 00:00:43.520
et de solutions qui ne fonctionnent pas,
on a deux grands ministères clés

00:00:44.000 --> 00:00:46.960
qui sont en charge du dossier,
qui sont enfin d'accord

00:00:46.960 --> 00:00:52.040
Enfin, on s'achemine vers une solution
pluriannuelle qui va probablement

00:00:53.320 --> 00:00:55.560
permettre
de se débarrasser de la brucellose

00:00:55.560 --> 00:00:58.560
et de préserver les bouquetins
sur le Bargy

00:00:58.920 --> 00:01:00.280
En octobre dernier,

00:01:00.280 --> 00:01:04.000
le préfet de Haute-Savoie avait lancé
une opération d'abattage massif

00:01:04.000 --> 00:01:08.440
dans le Bargy, solution prônée à l'époque
conserver 80 animaux

00:01:08.440 --> 00:01:11.680
indemnes de brucellose
et éliminer tous les autres

00:01:12.200 --> 00:01:15.200
En deux jours,
70 bouquetins avaient été tués

00:01:15.520 --> 00:01:21.240
Il y a deux cas de fièvre de Malte, de brucellose
dans les Aravis depuis 2012

00:01:21.240 --> 00:01:24.120
Deux cas qui ont touché des hommes,
des jeunes hommes

00:01:24.120 --> 00:01:26.280
Je suis donc dans une perspective
de santé publique

00:01:26.280 --> 00:01:31.040
Je ne peux pas faire courir
à la population et à l'économie agricole

00:01:31.040 --> 00:01:31.680
un tel risque

00:01:31.680 --> 00:01:33.960
C'est la raison pour laquelle j'ai
pris cette décision

00:01:34.400 --> 00:01:37.760
Un choix sur lequel
le gouvernement revient aujourd'hui

00:01:37.760 --> 00:01:40.760
Seuls les animaux malades
peuvent désormais être abattus

00:01:40.960 --> 00:01:44.600
Les agriculteurs, inquiets
de voir leur cheptel contaminé,

00:01:44.600 --> 00:01:46.640
ne comprennent pas ce revirement

00:01:47.280 --> 00:01:50.120
On va surtout sur une gestion
au fil de l'eau et au long cours,

00:01:50.120 --> 00:01:52.160
a priori, si on comprend bien le courrier

00:01:52.160 --> 00:01:54.120
qui n'est pas du tout satisfaisante
pour le monde agricole

00:01:54.120 --> 00:01:57.520
parce qu'on nous laisse avec cette épée de Damoclès
sur nos élevages

00:01:58.400 --> 00:02:00.400
Ça veut dire que le gouvernement joue
avec le feu

00:02:00.400 --> 00:02:02.680
et part du principe
qu'il n'y a pas de risque

00:02:02.680 --> 00:02:04.160
Alors qu’on joue avec une maladie

00:02:04.160 --> 00:02:07.160
qui est dangereuse pour la santé animale
et pour la santé humaine

00:02:07.520 --> 00:02:11.120
Le 3 juin, tous les acteurs de ce dossier
ont rendez-vous en préfecture

00:02:11.400 --> 00:02:12.960
Les débats risquent d'être houleux.

